Tribune de Jacques Bompard sur le Grand Remplacement

« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que seule rend possible la grande déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours... » Renaud Camus

Bompard

Tribune de Jacques Bompard sur le Grand Remplacement

Manuel Valls aime la communication. Il lui fallait donc présenter un concept assez marquant pour supplanter l’essoufflement du slogan «  Je suis Charlie ». Après avoir décidé d’une unité nationale de papier, accompli une comparaison bien malheureuse entre émigration juive et chrétienne, il s’est souvenu que les élections locales à venir imposaient de draguer un électorat de français de fraîche date de moins en moins attiré par le parti socialiste. Le mariage pour tous et la théorie du genre sont passés par là, les calculs de Terra Nova pourraient perdre de leur efficacité.

Les décombres de la cohérence sociale et civilisationnelle de notre peuple sont évidents dans bien des villes. Valls, ancien maire d’Evry de 2001 à 2012, le sait parfaitement lui qui voulait importer des « white et des blancos » sur un marché à ses yeux trop monochrome. Quelques journalistes pouvaient alors se lancer dans les tréfonds du courage politique ou de l’audace excessive du premier ministre. Les 17 morts victimes de l’islamisme n’allaient pas mériter une réorientation significative de notre politique, mais un plan d’encouragement à la mixité sociale et à la propagande socialiste de la morale laïque.

C’est faire un constat déconnecté des réalités perçues par une majorité de nos compatriotes et qui navre les spécialistes. Ainsi François Saint-Bonnet, historien du droit, explique dans Le Figaro  du 22 janvier dernier : « Les terroristes islamistes sont donc plus que des délinquants, puisqu’ils recherchent la mort comme un accomplissement, mais ils sont aussi plus que des ennemis, car ils ignorent les lois de la guerre. Ils ne se sentent nullement liés par les conventions de Genève, s’en prennent à des civils, tout en utilisant des armes de guerre. »

Les Français sont exaspérés par l’immigration

Je viens de déposer deux textes législatifs : le premier de lutte contre l’immigration pour le champ juridique français et le second pour revenir sur les accords de Schengen, intitulé de lutte contre le grand remplacement. Elu de la Nation et politique enraciné dans le Vaucluse, ma tâche est de défendre le point de vue et les intérêts de mes compatriotes. Or le constat est sans appel : les Français sont excédés par l’immigration.

Une étude intéressante Atlantico-Ipsos vient le confirmer. Nous apprenons que 68% des Français pensent que les immigrés bénéficient de faveurs par rapport à eux. Pire, les volontés des Français ne sont très clairement pas respectées par les récentes annonces du gouvernement : en janvier 2015 ils sont 58% à réclamer l’amélioration de la lutte contre la délinquance et 49 % font de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité. A titre de comparaison  36% veulent « l’amélioration de la situation  en banlieue ». Enfin 81 % veulent que la France choisisse enfin une immigration choisie plutôt que subie.

La suite du sondage intéresse très spécifiquement notre question : 9% seulement des Français expliquent les violences en banlieue par le manque de mixité sociale dans les quartiers. Visiblement l’explication bien-pensante de la « ségrégation » tant décriée par la gauche  n’obtient pas l’adhésion du peuple. Et il a bien raison !

Et la mixité sociale n’est pas appliquée par les socialistes !

J’ai interpellé à plusieurs reprises Bernard Cazeneuve à l’assemblée nationale sur ce sujet. Il me répondait, mi-narquois, mi-horrifié, qu’il s’agissait là de fantasmes. Pourtant je remarque que Malek Boutih, député de l’Essone et ancien président de SOS Racisme, a eu l’honnêteté de reconnaître ce triste état de fait.  Il a affirmé ainsi que nous avions «  affaire à une nouvelle forme de nazisme, l’islamo-nazisme » ou encore que certaines zones sont « aux mains des communautés religieuses, des intérêts ou encore des gangsters ».

En janvier le ministre de la jeunesse annonçait qu’il voulait relancer des mesures de discrimination positive à destination des jeunes de banlieue. Or les poches de souffrance sociale et d’exclusion ne sont plus auprès des grands centres urbains. Un simple coup d’œil sur une carte électorale permet de s’en convaincre. J’ajoute que les beaux discours sur la mixité sociale font face à la triste réalité de la gestion du parc immobilier dans ce secteur. On y compte plus les magouilles, les scandales, les avantages délirants mis en exergue par les missions d’analyse. Alors quand nos dirigeants peuvent ajouter l’avantage personnel aux bons sentiments…Finalement je suis pleinement d’accord avec Malek Boutih quand il déclarait : « Ce que refusent les maires, de gauche comme de droite, ce n’est pas de construire du logement collectif, c’est d’attirer une population islamiste. On ne fera pas disparaître les foyers radicaux en les disséminant. »

On compte aujourd’hui près de 3,5 millions de sans-logis et de mal logés en France. Le géographe Christophe Guilluy a mis en perspective les souffrances d’une France périphérique en pleine crise identitaire délaissée par les puissants au profit de nouvelles communautés électorales.  Hier, un récidiviste agressait en pleine rue trois militaires patrouillant à Nice. Mais l’urgence est de continuer à culpabiliser les Français et à seriner une explication du monde que la réalité fracasse avec une violence toujours plus aigüe. Quand pourrons-nous enfin parler en vérité pour éviter le chaos qui approche ?

Source: JacquesBompard.fr