La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français

« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que seule rend possible la grande déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours... » Renaud Camus

Chauprade Islam Fn

La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français

Regarder en face le problème islamique en France

Ne nous laissons pas gouverner par des obsessions idéologiques. Regardons la réalité. L’histoire est largement le produit des dynamiques démographiques. Mon engagement politique est d’abord fondé sur la volonté de maintenir la France dans sa civilisation, la civilisation française elle-même composante de la civilisation européenne. Je défends la nation française, sa civilisation qui a 1500 ans comme je défends la civilisation européenne. La France a évidemment besoin de profondes réformes économiques, et d’une réforme morale sans doute, mais elle est, avant tout, menacée par le remplacement de sa population historique par une population en majorité africaine et musulmane. Il s’agit là d’une évidence qu’aucun déni de réalité ne saurait masquer. Les Français de souche sont peu à peu remplacés et comme l’assimilation ne fonctionne que pour une partie seulement de cette nouvelle population extra-européenne (celle qui a eu la volonté de s’assimiler), la France s’expose mécaniquement à la perspective de ne plus être, d’ici une ou deux décennies, ce qu’elle a été depuis son origine c’est-à-dire une nation de souche européenne et de culture chrétienne. Ce phénomène n’est pas propre à la France. D’autres pays d’Europe occidentale le connaissent et les États-Unis aussi qui voient leur population WASP (White Anglo-Saxon Protestants) en voie de minorisation.

Or je suis certain qu’il existe une majorité des Français qui ne veulent pas voir la France perdre sa civilisation et je suis certain aussi qu’une majorité politique peut se construire avant 2017 autour de cette idée que Marine Le Pen incarne mieux que quiconque. Il n’y aucune autre solution crédible que de construire cette majorité avec ceux qui ont déjà compris le lien entre le défi islamique intérieur et le défi islamique extérieur.

De ce point de vue, le sort des minorités chrétiennes d’Orient, projection dans l’avenir de ce que pourraient vivre les Français dans une France majoritairement islamisée, comme le sort des Juifs de France de plus en plus victimes de brimades quand il ne s’agit pas de violence, devraient aider les Français à comprendre que l’unité de la France ne va plus de soi et que de grands périls pèsent sur elle.

Le nouvel antisémitisme vient d’une partie de la communauté musulmane qui associe les Juifs à la politique d’Israël. Les manifestations pro-palestiniennes récentes ont apporté la preuve évidente, d’une part que la cause palestinienne est devenue une cause islamiste, d’autre part que l’antisionisme ne cherche même plus à s’y distinguer de l’antisémitisme (on a même vu dans ces manifestations des pancartes se référant à Mohammed Merah, tueur d’enfants juifs). Bien évidemment, tout Français lucide n’est pas dupe quant au jeu symétrique du communautarisme juif, lequel a ses propres raisons de se victimiser pour soutenir la logique d’émigration vers Israël. Mais l’exagération ou l’instrumentalisation n’enlèvent rien à cette réalité implacable que les enseignants de l’Education nationale relèvent depuis des années maintenant dans les copies de beaucoup d’élèves issus de l’immigration. Un pan entier et important de la population de nationalité française d’origine arabo-maghrébine et musulmane n’est plus seulement antisioniste, il est antisémite.

Certains ont reproché à Marine Le Pen d’avoir défendu la Ligue de Défense Juive. Ils n’ont pas compris sa position. D’abord Marine Le Pen a toujours été du côté des libertés, cela a été vrai à l’époque de la polémique sur Dieudonné ; c’est vrai aujourd’hui à propos de la LDJ. Elle ne cautionne ni Dieudonné ni la LDJ, mais se méfie simplement de ces velléités d’interdictions qui peuvent ouvrir la voie à n’importe quelle autre interdiction sous n’importe quel autre prétexte. Lorsqu’un militant de la LDJ a poignardé un commissaire de police, l’affaire a été étouffée par la gauche et personne n’a demandé à interdire la LDJ. Tout à coup, parce que la LDJ fait le coup de poing contre les militants pro-palestiniens (dont de nombreux casseurs), il faudrait l’interdire? La vérité c’est que la LDJ n’est que le reflet d’une posture d’auto-défense d’une communauté qui se sent de moins en moins en sécurité en France, comme d’ailleurs des millions de Français eux-mêmes agressés par la racaille. Voilà la question qu’il convient de se poser! Marine Le Pen a parlé, une fois de plus, en faveur de la liberté et de la sécurité, deux thèmes centraux de son programme politique.

A moins d’un changement politique de grande ampleur, les Français juifs peuvent donc se faire du souci sur leur avenir en France car ni l’UMP ni le PS ne constitueront pour eux un rempart. En plus d’être achetés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, nos gouvernants de l’UMP et du PS ont fait le choix cynique du poids démographique de la clientèle électorale musulmane. C’est ce qui explique avec quelle facilité le communautarisme musulman tire ce qu’il veut (construction de mosquées cathédrales, entorses multiples à la laïcité…) des municipalités UMP et PS. C’est aussi ce qui explique la propagation d’une pensée unique « pro-palestienne » dans les médias dominants. Chez ce personnel politique lâche de l’UMPS qui a toujours obéi à celui qui parlait le plus fort, on pensait avant que « les Juifs étaient puissants » donc on fermait les yeux sur le sort des enfants palestiniens mais aujourd’hui premièrement on sent l’isolement croissant d’Israël, deuxièmement on « palpe » l’argent du Golfe et troisièmement on mesure l’importance de la clientèle musulmane en France, donc on peut se dire sans grand risque pro-palestinien. Mais moi je ne serai pas de ceux qui cèdent aux ficelles émotionnelles de la guerre de l’information employées hier contre l’Irak ou la Serbie pour justifier les bombardements sur Bagdad et Belgrade, et mobilisées aujourd’hui contre la Russie à propos de l’Ukraine autant que contre Israël à propos des Palestiniens. Un Français doit raison garder et il doit savoir analyser les causes et les ressorts d’une guerre en se détachant des images horribles qu’il voit. C’est parce que l’on aspire à gouverner de manière responsable et courageuse à la fois que l’on doit savoir s’affranchir du double piège de l’immédiateté et de l’émotion.

Notre pays a accueilli des millions de musulmans. Une partie restera, une autre devra partir. Cette grande séparation entre ceux qui ont vocation à rester et ceux qui devront quitter notre terre va se nouer autour des enjeux internationaux. C’est la raison pour laquelle, plus que jamais, un programme politique de redressement national nous doitdes choix internationaux clairs et cohérents.

Ceux des musulmans sunnites qui s’assimileront choisiront d’intégrer l’héritage d’une France chrétienne, laïque et d’accepter que leurs compatriotes Juifs puissent aimer Israël comme eux-mêmes aiment la terre de leurs ancêtres, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie. Les autres (ils sont nombreux) qui font le choix de l’Oumma plutôt que de la France, qui voilent leur femme et leurs filles, qui adoptent la barbe salafiste, ceux-là n’ont vocation ni à être ni à rester français. Le refus énergique de l’islamisation (en refusant la construction de mosquées et l’intégration des règles islamiques dans nos coutumes) autant que la réforme profonde des conditions d’accès à l’État-Providence seront les deux choix politiques forts qui créeront les conditions du retour de ceux qui n’ont pas voulu choisir d’aimer la France.

A titre personnel, je ne crois pas à l’immigration zéro. Ni pratiquement, ni moralement. Pratiquement, parce que le rayonnement de la France passe aussi par la possibilité, pour des étudiants sérieux venus du monde entier de pouvoir apprendre le Français et étudier en France. Moralement, parce que je ne vois pas au nom de quoi nous serions condamnés à accepter ceux qui nous empoisonnent la vie et refuser ceux qui peuvent apporter à la France. Je crois au contraire à l’inversion des « mauvais » flux migratoires. Et je crois que la solution passe par l’établissement du droit du sang, l’abolition du regroupement familial, la réduction drastique de l’asile (avec une préférence civilisationnelle comme avec les chrétiens d’Irak ou les Coptes d’Égypte…) et une politique migratoire de choix (choisir ceux qui apportent à la France).

Source: RealPolitik