La dure réalité du Grand Remplacement. Analyse de Renaud Camus

« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que seule rend possible la grande déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours... » Renaud Camus

Discours de Renaud Camus à Orange

La dure réalité du Grand Remplacement. Analyse de Renaud Camus

La VdlR. « Qu’entendez-vous par le Grand Remplacement ? Pourriez-vous nous en donner une définition ?

Renaud Camus. « Le Grand Remplacement n’a pas vraiment besoin de définition. Ce n’est pas un concept, hélas. C’est bien pire qu’un concept, c’est une réalité de tous les jours, c’est quelque chose que les gens peuvent observer chaque fois qu’ils descendent dans la rue. C’est, tout simplement, le changement de peuple. Il y a un peuple quelque part, dans un pays donné. Par un mouvement qui est extrêmement rapide et qui d’ailleurs va s’accélérant, il y a un autre peuple, ce qui implique nécessairement une autre civilisation, car c’est une conception très méprisante des peuples, des individus, des hommes, des femmes qu’on pose que de penser qu’avec une autre population qui a sa propre culture, sa propre civilisation, on puisse avoir le même peuple. Par conséquent, le Grand Remplacement est simplement la substitution d’un peuple à un autre, partout : dans les rues, les métros, les universités, les écoles, surtout dans les prisons parce que c’est là que le remplacement est bien plus avancé qu’ailleurs. »

La VdlR. Vous dites que la crise économique représente un phénomène secondaire par rapport à la crise identitaire. N’avez-vous pourtant pas l’impression qu’immigration de masse incontrôlée et hégémonie financière des oligarchies supranationales sont deux réalités reliées entre elles ? Cette question revient à se demander à qui profite le Grand Remplacement.

Renaud Camus. « Tout est évidement étroitement interconnecté. Quand je dis que la crise – le changement de peuple et de civilisation – est pour la France une crise plus importante que la Guerre de cent ans ou que la défaite de 1940, et donc, plus importante que la crise économique, c’est que, avec un autre peuple, nous aurons une autre Histoire. Je ne nie pas la gravité de la crise économique, mais de crises économiques, il y en a eu de très graves, deux ou trois par siècle en moyenne … On s’en remet ! Or, ayant un autre peuple, on sort de l’Histoire. Quant au fait que la crise économique ait des répercussions sur le changement de peuple – et vice-versa, d’ailleurs – c’est l’évidence, mais c’est vrai aussi pour la situation de l’école, pour la situation culturelle en général. Quant à savoir à qui profite le changement de peuple, on peut toujours accuser les uns et les autres, par exemple la grande finance internationale, les intérêts nationaux qui bien entendu gagnent beaucoup à disposer de ce que j’appelle l’homme remplaçable, c’est-à-dire qui est un pion sur un échiquier, qui est inconditionnellement délocalisable, ce qui évidemment est la conception la plus méprisante et la plus basse que l’on puisse avoir de l’individu. On peut incriminer les USA, on peut incriminer l’Europe qui est comme un pays sorti de l’Histoire, c’est ça le drame. C’est le fait que, probablement, les catastrophes du milieu du XXe siècle ont à terme impliqué cette sortie de l’Histoire que l’on constate tous les jours, que l’on pouvait constater hier soir quand on voyait la façon absolument ridicule et sinistre dont était célébrée la prétendue libération des otages … enfin, ils ont bel et bien été libérés mais à quel prix ? On sentimentalise cet évènement à l’extrême, on va interroger les familles en leur demandant quels sont leurs sentiments à l’égard du retour de leur

« papa », comme ils disent dans leur sale langue ridicule. Tout cela montre l’abdication de toute dignité, un refus de participer à l’Histoire, c’est-à-dire de se considérer comme un acteur de la situation historique. »

Source: La Voix de la Russie