La dernière « provoc » de Jean-Marie Le Pen

« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que seule rend possible la grande déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours... » Renaud Camus

Le Pen

La dernière « provoc » de Jean-Marie Le Pen

Le JDD présente comme une « provocation » le fait que Jean-Marie Le Pen ait évoqué la théorie du Grand Remplacement:

Jean-Marie Le Pen a de nouveau évoqué samedi lors du Congrès du FN les thèses d’un soi-disant « grand remplacement » de la population française. Un sujet sur lequel sa fille avait pris ses distances.

Il l’a dit samedi matin aux militants du Front national réunis à Lyon, Jean-Marie Le Pen craint « la disparition du peuple français ». Revenant aux fondamentaux du Front national et fidèle à son tempérament de grand imprécateur, Jean-Marie Le Pen, 86 ans, a pourfendu, comme d’habitude, « l’immigration massive », à ses yeux la cause « la plus importante et la plus essentielle » du « déclin français ». « Au bout de cette pente que la France ne cesse de descendre, il y a la servitude et la disparition du peuple français », martèle-t-il. « Sans un changement radical et rapide, la France et les autres nations européennes seront submergées. Dans certaines régions, c’est une véritable substitution de population qui est en cours depuis quarante ans », a-t-il poursuivi.

Une « théorie du complot »

Le fondateur du FN rejoint ainsi sciemment les thèses contestées des « identitaires » et de plusieurs écrivains d’extrême droite (tel Alain Soral), lesquels estiment qu’un « grand remplacement » de population est en cours. Marine Le Pen avait eu l’occasion de prendre ses distances avec cette approche, assurant qu’il y avait derrière ces idées une « théorie du complot ». À Lyon, elle a néanmoins applaudi son père avec ferveur.

Avant son discours, le président d’honneur du FN a eu droit à la projection d’une vidéo retraçant ses coups de gueule et coups de poing, au son d’une version soul-funk de Sunny, standard américain des années 1970.

Pas peu fier, il a lui-même dressé son bilan chiffré du Front national depuis sa création en 1972 : 64 campagnes nationales, 7 présidentielles, 34 défilés de Jeanne d’Arc, invitant les militants à bien avoir en tête ce que tout cela aura représenté de « sacrifices ».

Source: JDD