Grand Remplacement: “Une immigration de peuplement”

« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que seule rend possible la grande déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours... » Renaud Camus

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Grand Remplacement: “Une immigration de peuplement”

L’entretien : Gérard-François Dumont. En 2025, un quart de la population résidant en France sera d’origine étrangère. Professeur à l’université Paris-Sorbonne et président de la revue “Population & Avenir”, le démographe nous explique ce calcul inédit.

Comment avez-vous établi cette projection ?

Il faut tenir compte du stock, des flux et de leurs évolutions respectives. Le stock, c’est le nombre d’immigrants présents en France : 5,5 millions en 2010 selon le recensement.

Ce chiffre comprend-il les étrangers en situation irrégulière ?

Théoriquement, toutes les personnes vivant en France sont comptabilisées à l’occasion des recensements, quelle que soit leur situation. Donc ce chiffre est globalement fiable, même s’il existe une marge d’erreur : en moyenne, 4 % des feuilles de recensement ne sont pas remplies. On régularise entre 20 000 et 40 000 personnes chaque année, à peu près autant qu’il en entre en France. Dans les faits, la plupart des immigrés illégaux obtiennent, à terme, un titre de séjour.

Comment le “stock” d’immigrants va-t-il évoluer dans les dix prochaines années ?

Il augmentera. D’abord parce qu’il y a peu de retours : vu l’importance du regroupement familial, nous sommes dans une logique d’immigration de peuplement. Ensuite parce qu’il y a plus de naissances que de décès, sachant évidemment que le taux d’accroissement démographique varie selon l’origine des immigrants : très faible pour les Européens ; beaucoup plus fort pour les Africains, parce qu’ils sont jeunes et qu’ils ont une fécondité supérieure.

Pourtant, on lit souvent que l’indice de fécondité des femmes immigrées diminue quand elles s’installent en France…

C’est globalement vrai — j’ai d’ailleurs intégré dans ma projection une baisse progressive de leur taux d’accroissement naturel —, mais il faut nuancer ce constat. Par exemple, l’indice de fécondité des Tunisiennes installées en France est supérieur à celui des Tunisiennes restées dans leur pays.

Source: Valeurs Actuelles