FN : la discrète ascension de Nicolas Bay

« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que seule rend possible la grande déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours... » Renaud Camus

Bay

FN : la discrète ascension de Nicolas Bay

Le Monde s’attaque à Nicolas Bay, l’étoile montante du Front National désormais Secrétaire Général qui a fait sienne la théorie du Grand Remplacement:

Nicolas Bay est patient. Il a attendu son heure, pendant des années. Lui, l’ancien mégrétiste, a su s’imposer petit à petit au Front national (FN), franchissant une étape après l’autre, jusqu’à occuper un poste de direction de premier plan.

Nicolas Bay, presque 37 ans, est le secrétaire général du parti. Un poste important dans une formation qui cherche à reconstruire son réseau de cadres et de militants. M. Bay remplace Steeve Briois. Ce dernier devient vice-président aux exécutifs locaux et à l’encadrement. Une fonction qui permettra au maire d’Hénin-Beaumont de garder un œil sur l’appareil.

M. Bay a tout du politique affable et du gendre idéal. Il est de ces responsables qui ont appris en commençant à militer très jeune. « J’ai pris ma carte à 15 ans, en 1992, après un meeting à Paris de l’ancien président du Front national », raconte-t-il.

Ce patron d’une société informatique présente bien avec ses airs BCBG de l’Ouest parisien. Toujours tiré à quatre épingles, poli, il roule dans une grosse berline allemande et arbore au premier rayon de soleil ses Ray-Ban Wayfarer. L’Ouest parisien, d’ailleurs, c’est là d’où vient cet ancien scout unitaire deFrance. Une enfance dans un « environnement privilégié » à Maisons-Laffite (Yvelines). Des parents de droite, d’abord giscardiens, puis glissant petit à petit vers le FN. Son engagement n’était donc pas une rupture ou une provocation adolescente.

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GRAND REMPLACEMENT

Autre accusation – grave – que lui portent ses détracteurs, celle de racisme. « Il vaut mieux être blanc et Français avec lui », tacle encore un cadre, pour qui un élément à charge constitue son passé mégrétiste. Des accusations que M. Bay nie en bloc, arguant de sa matrice catholique. « C’est complètement fantaisiste ! Quand on décortique ce que j’ai fait et dit de toute ma carrière politique, cela n’a aucun sens. Ça ne correspond ni à mes convictions, ni à mon parcours. Je suis aux antipodes de ces idées », se défend M. Bay.

Certes. Mais cela n’empêche pas le nouveau secrétaire général de défendre une position très dure concernant l’immigration. Cette posture s’est même renforcée pendant la campagne pour l’élection au comité central. Multipliant les déplacements dans les fédérations pour se faire connaître – et apprécier – de la base militante, M. Bay ne mâchait pas ses mots. Partageant l’analyse du « grand remplacement » – théorie identitaire selon laquelle une substitution depopulation est à l’œuvre, une immigration de « peuplement » remplaçant progressivement la population française d’origine, avec la bénédiction d’un «pouvoir remplaciste » – il aime à répéter un vieux slogan du Front national de la jeunesse : « Quand nous arriverons, ils partiront. »

Source: Le Monde