Entretien de Philippe Vardon sur la remigration

« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que seule rend possible la grande déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours... » Renaud Camus

Gr 10

Entretien de Philippe Vardon sur la remigration

1) Vous êtes l’un des propagateurs du concept de remigration. Pouvez-vous nous l’expliciter ?

Philippe Vardon : C’est assez simple en fait : l’immigration massive que subissent la France et l’Europe crée des troubles majeurs qui mettront en danger l’existence de notre nation et notre civilisation elles-mêmes si l’on ne travaille pas rapidement, c’est-à-dire dans les décennies qui sont devant nous, à inverser la tendance. Pour clore cet interlude, cet accident historique, qu’aura été la présence massive dans notre pays de millions de Français administratifs, n’étant en fait Français ni de sang ni même de cœur pour la plupart, il faut donc envisager – calmement, sereinement, mais sérieusement – qu’une grande partie de ces immigrés ou descendants d’immigrés retrouvent leur patrie, c’est-à-dire la terre de leurs pères.

[…]

La remigration, c’est-à-dire le retour dans leurs pays d’origine, de manière pacifique et concertée, d’une majorité des immigrés extra-européens présents sur notre territoire est la seule solution permettant de répondre à l’ampleur du phénomène et d’éviter le chaos.

[…]

Imagine-t-on que d’un coup ceux qui brandissent des étendards du djihad ou sortent leurs drapeaux algériens à la moindre occasion, ceux qui se gavent de chansons où l’on répète que l’on « nique la France » à chaque refrain, vont devenir des bons petits Français parce qu’ils chantent la Marseillaise et agitent le drapeau tricolore ?
On me dira qu’il s’agit là de minorités sur lesquels je me focalise, eh bien je crois en fait tout l’inverse. Je pense, et je parle ici par empirisme, qu’ils sont l’expression de la majorité.

[…]

On peut considérer que nos propositions s’articulent autour de trois grands axes : tout d’abord, bien sûr,l’arrêt de l’immigration et la refonte des conditions d’acquisition (et de déchéance) de la nationalité française ; ensuite la mise en place d’une série de mesures marquant nettement la différence entre étrangers et nationaux sur notre sol et la réaffirmation de la primauté absolue de notre identité, notamment à travers le refus de l’islamisation ; enfin la redéfinition de nos rapports avec les pays d’émigration et la mise en places de mesures d’aides au retour.

[…]

Pour en revenir à la remigration et la possibilité de la défendre dans le cadre d’un programme, puisque c’est là le fond de votre question, je rappelle tout d’abord que le Front National a longtemps défendu dans son projet officiel « l’inversion des flux migratoires », terme un peu technocratique mais signifiant sensiblement la même chose. Une position reprise à son compte par Marine Le Pen elle-même quand, le 11 septembre 2011 lors de ses Journées d’Été dans ma bonne ville de Nice, elle a déclaré après avoir considéré que l’assimilation est devenue impossible que « l’intérêt de la France est de cesser toute immigration et même d’en favoriser l’inversion des flux. » [4] Et pour rester du côté du « nouveau » FN, c’est l’eurodéputé Aymeric Chauprade qui dans une toute récente et brillante tribune (dont je recommande la lecture globale) a développé une vision sur le sujet qui me semble très proche du concept de remigration et même de la façon dont celui-ci a été articulé dans les 26 mesures élaborées par le Bloc Identitaire.

Source : Le Rouge & le Noir