Discours de Renaud Camus à Orange

« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que seule rend possible la grande déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours... » Renaud Camus

Discours de Renaud Camus à Orange

Discours de Renaud Camus à Orange

J’ai été invité à vous entretenir du Grand Remplacement qui est l’une des quatre ou cinq expressions que le parti de l’In-nocence et moi sommes arrivés à introduire, jusqu’à présent, dans le vocabulaire politique de l’heure. Mais le Grand Remplacement, puisque vous êtes ici, je n’ai pas besoin de vous dire et de vous expliquer ce que c’est.

Vous avez un peuple et quasiment du jour au lendemain, à l’échelle des peuples, en une génération, vous avez à sa place, sur son territoire, un ou plusieurs autres peuples.

Vous avez une culture, une civilisation et en moins de temps qu’il n’en faut à un enfant pour devenir adulte, à un jeune homme pour devenir un homme mûr, se développent sur le même territoire, par substitution, d’autres cultures, d’autres civilisations dont M. Guéant me permettra de dire qu’elles ne valent pas celle qu’elles remplacent, au moins pour prospérer sur ce territoire-là.
Poitiers m’en soit témoin, voici que vous avez autour de vous d’autres monuments, d’autres édifices religieux, d’autres visages, d’autre relations entre les hommes et les femmes, d’autres façons de se vêtir, d’autres langues bien souvent et de plus en plus, une autre religion, d’autres nourritures et d’autres rapports à la nourriture, d’autres façons d’habiter la terre et plus encore d’habiter tout court, d’habiter les immeubles, les cages d’escalier, les quartiers, d’autres façons d’administrer l’espace, d’autres rapports à la nature, à l’environnement, à la loi, à la délinquance, à la violence, au contrat social, à la protection sociale, au pacte d’in-nocence, de non-nuisance.

J’estime pour ma part, et je commence à n’être pas le seul, que ce changement de peuple, ce Grand Remplacement, est, quoi qu’on puisse en penser d’autre part, qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, le phénomène le plus important de l’histoire de France depuis quinze siècles.

Christopher Caldwell, le journaliste américain, demande, dès le titre de son livre si l’Europe peut être la même avec une autre population.

À cette question il est bien évident que la réponse est non.

Est-ce que la France peut-être la même si elle est habitée par un ou plusieurs autres peuples ?

À cette question il est bien évident que la réponse est non.

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