A la théorie du « grand remplacement », Fleur Pellerin oppose le « grand enrichissement »

« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que seule rend possible la grande déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours... » Renaud Camus

Fleur Pellerin

A la théorie du « grand remplacement », Fleur Pellerin oppose le « grand enrichissement »

Article du Lab: « Grand remplacement », théorie énoncée par l’écrivain d’extrême droite Renaud Camus et reprise par les groupes identitaires qui prophétisent une dissolution de l’identité française dans l’immigration. A cette théorie appréciée par certains membres du FN (même si le concept y fait débat), Fleur Pellerin répond ce 26 octobre dans Libération : « grand enrichissement« .

Interrogée par des jeunes journalistes du Bondy blog, la ministre de la Culture explique :

Je ne crois pas du tout à cette théorie. Je crois au ‘grand enrichissement’, à la diversité, qui est une chance pour la France. (…)

Qu’ils puissent s’exprimer [les porteurs de la théorie du grand remplacement, ndlr], c’est bien normal, cela s’appelle le pluralisme. Ce que je regrette, c’est la banalisation des théories selon lesquelles les vagues d’immigration successives qui sont venues créer la France telle qu’elle est aujourd’hui seraient en réalité une menace pour la culture française.

On voit ressortir le mot ‘race’, la revendication d’un droit du sang. C’est nauséabond.

Fleur Pellerin ne cible pas ici que les identitaires ou le FN. Le débat sur le mot « race » a été enclenché par Nadine Morano chez Les Républicains. La revendication d’une suppression du droit du sol pour un retour au droit du sang est également portée à droite par Eric Ciotti.

Source: Le Lab


 

[BONUS TRACK]

Existe-t-il une « ségrégation culturelle » qui exclurait toute une catégorie de population ? Fleur Pellerin réfute le terme « qui reviendrait à dire qu’il y aurait une politique délibérée pour écarter les gens ». Elle parle en revanche de « déterminisme culturel très fort » et évoque son propre parcours :

Je le sais très bien moi-même : j’ai mis vingt-cinq ans avant d’oser entrer à l’Opéra de Paris, et pourtant j’adore l’opéra depuis toute petite. J’allais emprunter des cassettes à la médiathèque du quartier, j’écoutais cela en boucle, et ne me sentais pour autant pas légitime dans ces lieux-là.